Culture-Combat.com
DVD
 VIDEO DVD arts martiaux
Livres
 livre arts martiaux
Nouveautés
 Nouveauté arts martiaux
Sélection
 Sélection arts martiaux
Aïkido
Boxe
Capoeira
Forme/bien être
Judo
Ju Jitsu
Karaté
Krav Maga
Kung Fu
Self Défense
Taekwondo
Taïchichuan
 


Interviews VIP

INTERVIEW VIP KARATE

 

Alexandre Biamonti

Alexandre Biamonti 
le palmarès le plus impressionnant du karaté français
au service de la « voie de la main vide ».

Champion du monde individuel, triple champion du monde par équipe,
9 fois champion d’Europe, vainqueur de la coupe du monde, des jeux méditerranéens et de nombreux Opens,… des titres sportifs qui ne l’ont pas éloigné des valeurs du karaté.

 

Qui est Alexandre Biamonti ?
Au risque de paraître chauvin, je dirais que je suis resté un enfant malgré mes 31 ans. Un enfant qui aime sa ville, les gens, la simplicité, quelqu’un qui aime partager, rêver, plutôt optimiste et compétiteur dans l’âme, sur les tatamis comme dans la vie de tous les jours. Je me bats pour obtenir ce que je veux et ne subis pas les événements.
                                                                                         
Tu connais bien l’aspect sportif du karaté, mais que peux-tu dire du karatédo « la voie de la main vide » ?
Le karaté ne s’arrête pas à l’aspect sportif, qui ne dure que dix ou douze ans dans une vie. On parle souvent de respect et de tolérance lorsqu’on évoque le karaté, alors que les valeurs philosophiques du karaté, le courage, la ténacité, la volonté font tout le sens du karaté. En ce qui me concerne, je continue à pratiquer régulièrement le karaté sous sa forme traditionnelle où je retrouve cet aspect authentique et intellectuel du karaté.           

Comment explique-t-on ce qui fait que l’on devient un grand karatéka comme toi ?
De jeunes sportifs très prometteurs ont une carrière qui ne dure parfois que deux ou trois ans. La raison à ce manque de longévité sportive vient d’une question d’éducation : tout se joue au niveau du mental. L’élève qui gagne ses premiers combats doit maintenir son état d’esprit de gagne, et plus particulièrement lorsqu’il rencontre de vraies difficultés. La « teigne » comme on l’appelle dans notre milieu, se développe dès le début, dès les premières formes d’apprentissage. Le karaté, c’est un peu comme le théâtre ; si on vient pour réciter un texte, on est mauvais. Il faut donner une âme à son coup de poing.

Pour quelle(s) raison(s) devient-on champion du monde, d’Europe ou de France ? Est-ce par envie ou par revanche sur la vie ?
Il existe plusieurs sources de motivation. Pour moi, chaque victoire a son histoire. Par exemple, les championnats d’Europe qui ont suivi les championnats du monde de Madrid (Ndlr : Alex a été éliminé sur blessure alors qu’il combattait en équipe, la veille de son combat pour le titre mondial en individuel) étaient placés sous le signe de la revanche, et je me devais de revenir avec le titre pour faire plaisir aux gens qui m’ont toujours soutenu.

Une fois la médaille autour du cou, qu’est-ce qui motive encore le compétiteur que tu es pour aller gagner de nouvelles compétitions ?
Le karaté a cela de très spécial : quand un jour, on devient champion du monde ou d’Europe, on n’est plus rien et cela dès le lendemain ! Ce n’est pas comme en boxe où l’on conserve son statut de champion jusqu’au jour de la défense du titre. Conserver son titre est un but, mais repousser ses limites, combattre contre ses propres victoires, ça c’est ma vraie source de motivation pour gagner.

Après toutes ces années dédiées au karaté, que t’apporte cet art martial en retour ?
Moi à cinq ans, enfant de divorcés sans repères, le karaté a vaincu ma timidité, mais il m’a aussi donné un incroyable équilibre et m’a énormément apporté dans la vie, en particulier cette envie de me dépasser.

…et que t’apporte le fait d’enseigner aux autres ?
Nous avons tous une mission. Quand on a gagné autant de repères dans le karaté après toutes ces années, c’est un devoir de faire passer et d’échanger,de  donner ce que j’ai moi-même reçu en y ajoutant ma petite touche personnelle. Un club, ce n’est pas que des enfants, c’est faire progresser les élèves sur les plans tactique et psychologique, c’est une recherche commune de savoir avec des personnes de tous âges. Et de toute façon, on continue d’apprendre en enseignant aux autres.

Quelles sont tes trois qualités principales ?
Le partage, la simplicité, l’humilité. L’humilité parce que le karaté est un peu comme la golf : le lundi peut être un jour parfait où l’on jour son meilleur golf, et le mardi, zéro, on n’est plus rien !

Et ton principal défaut ?
Un peu trop sévère avec moi-même. Je suis intransigeant, car à force de souhaiter que les choses arrivent vite, je ne me pardonne aucun échec. Ah si, un autre défaut peut-être, la gourmandise, je suis très gourmand.

Tu parais gentil, trop gentil peut-être, alors qu’est-ce qui te révolte dans la vie ?
Les gens qui veulent s’imposer sans laisser faire les choses, tout cela le plus souvent pour obtenir plus de pouvoir ; je pense plutôt qu’on passe naturellement devant les autres avec du charisme et du talent dans le geste, et cela, sans bousculer les autres.

Qu’est-ce qui te fait lever le matin avec autant de soleil dans la tête ?
C’est le moment que je préfère dans la journée. Tôt le matin, le soleil sourit aux gens, et à moi, le soleil de Marseille me sourit.

Alexandre Biamonti dans 10 ans, c’est qui ?
Un ex-champion de karaté qu’on verra sur les affiches à Hollywood. C’est un rêve. Je vais prendre quelques cours de comédie, car qui ne tente rien n’a rien. Aujourd’hui, je ne sais pas exactement quelle sera ma reconversion, plusieurs pistes s’offrent à moi et je reste optimiste quant à mon avenir, il sera bon. Le karaté restera de toute façon une passion, même si il n’est pas mon métier.

Merci Alexandre, à bientôt


INTERVIEW VIP KARATE

 

Serge Chouraqui

SERGE CHOURAQUI, 8ème dan de karatédo, légende vivante des arts martiaux, débute le karaté en 1965 pour l’enseigner dès 1968. Il est entraîneur du célèbre Sporting International Club, expert fédéral, ex-entraîneur national FFKAMA.


Pyrée, Cherdieu, Félix, Milon, Buil, Goffin, Pellicier, Serfati, Amghar, et bien d’autres…ces champions du monde et/ou d’Europe ont un point commun : tous sont passés entre les mains expertes de ce maître reconnu sur la scène internationale.

 

Comment assume-t-on la réputation de « fabricant de champions » ?
Je n’ai pas à l’assumer, ce n’est que la résultante d’un long travail. Le karaté est pour moi un sacerdoce, et plus encore, c’est une volonté, une passion depuis toujours. L’enseignement est une conséquence logique de ma pratique, et la meilleure preuve est ma carrière sportive qui est nettement plus modeste que celle des élèves que j’ai eu plaisir à former. Et puis, je les appelle rarement des champions, mais des karatékas avant tout, qui sont ensuite devenus des champions.

Alors, quelle est la différence entre un champion et un karatéka simple pratiquant ?
La différence est une question de réglages et de qualités innées, puis développées. Ce qui fait vraiment la différence se place sur les plans physiologique, psychologique, physique, tactique et technique.

Dans votre façon d’enseigner le karaté, on vous considère comme un gardien de la tradition. Quelle est votre recette pour que cela soit compatible avec la forme compétitive du karaté ?
Il n’y a, à mon avis, pas de formule ni de recette miracle. Un enseignant ne doit pas faire de différence entre l’enseignement dit traditionnel et la forme compétitive. Dans les deux cas, il ne s’agit que de technicité. De même qu’entre kata et combat, seules les règles sont différentes. Mais le karaté n’a de sens qu’au travers des valeurs qui s’en dégagent. Dire du karaté traditionnel qu’il diffère du karaté de compétition est une aberration ; la compétition est une question d’état d’esprit, de mise en situation et une application de techniques selon des règles bien établies. La compétition est un concours, c’est être le meilleur, le premier dans l’instant, le premier dans l’espace, mais ce ne sont que quelques détails qui feront la différence tels que la vitesse ou le rythme que l’on retrouve dans une forme de pratique purement traditionnelle. Dans tous les cas de figure, l’esprit lui, il reste le même. L’objectif de perfection reste également le point commun de ces formes de pratique, même si la perfection est toujours quelque chose d’impossible à atteindre.

Comment les autres personnalités du karaté et des arts martiaux, les professeurs, les sportifs, etc…vous voient-ils?
C’est à eux de le dire…(rires) et en particulier à ceux à qui j’enseigne. Je dirai juste que d’avoir autour de soi des gens qui m’ont accompagné depuis 30 ans me fait penser qu’ils ont trouvé une part de bien-être, de bonheur à partager avec moi. Faire l’unanimité est impossible. Mais enseigner un art c’est donner, pas recevoir. Mais quand « ça revient » et qu’on ne s’y attend pas, c’est bon, on reçoit en retour des sentiments humains tellement vrais, tellement sincères.

Permettre à des karatékas d’obtenir un titre de champion du monde, d’Europe ou de France n’est-il pas une façon de flatter son ego ou un objectif personnel qui serait d’obtenir sa récompense personnelle par rapport à toutes les années consacrées au karaté ?
Ce n’est sûrement pas le seul objectif avoué, même si chaque enseignant est satisfait de voir ses élèves réussir, car gagner est une satisfaction partagée. Mais la défaite donne aussi l’occasion de se remettre en question, pour mieux préparer la réussite suivante avec encore plus de travail et de dévouement. Ceci dit, pour l’élève et pour le professeur, le karaté est sans fin, l’objectif n’est jamais atteint, on est en constante recherche : la vérité absolue en karaté n’existe pas.

Une certaine magie dans les rapports que vous entretenez entre vous et vos élèves, quels sont les clés pour y parvenir ?
L’esprit de confiance et une sincérité réciproque, une vraie complicité, sans aucun doute. Il s’agit d’être disponible, d’apporter des réponses aux questions, d’être présent avant,  pendant et après une compétition par exemple.
                         
Vous avez joué et jouez encore le rôle de père spirituel, voire de « second père » (citation de Gilles Cherdieu, quintuple champion du monde), pour nombre de vos élèves. N’est-ce pas une responsabilité un peu lourde à gérer ?
Je pense que l’enseignant est là pour cela : répondre à tout ce qui préoccupe l’élève dans sa pratique du karaté comme en dehors du tatamis. L’entraîneur doit contribuer à l’équilibre de son élève, tenter de lui apporter apaisement et sérénité, en conseillant sans s’ingérer, librement et sans contraintes.

Quelles sont les valeurs qui animent Serge Chouraqui ?
C’est simple, pour être aimé, il faut aimer. Pour être respecté, on se doit de respecter les autres.

Quelles sont vos trois plus grandes qualités ?
…ah ! sans hésitation, la règle des « 3 P » : passionné, perfectionniste, professionnel.

…Et votre pire défaut ?
L’impatience.

Si votre karaté doit laisser un message au plus grand nombre de pratiquants de cet art, quel est-il ?
Adorer la pratique de son art, continuer à travailler, s’entraîner, se battre sur le tatami comme dans la vie. Si on aime transmettre un savoir, si on est animé de cette passion de l’art, on peut le faire jusqu’au dernier jour. Comme je l’ai déjà dit, même dans un fauteuil, je continuerai à pratiquer le karaté.

Merci Maître Chouraqui, Oss !
Oss !

 

INTERVIEW VIP JUDO

 

David Douillet

David Douillet, 6e dan de judo, double champion olympique, quadruple champion du monde, un personnage du judo international qui en fait le plus titré du judo masculin mondial.

 

Ce livre, entièrement consacré aux arts martiaux et aux sports de combat, a été pensé pour un large public et permet à certaines disciplines de sortir de l’ombre. Les tests en salle ont été faits avec le regard neuf du débutant, ce qui est important, car la présentation de ces disciplines techniques doit être simplifiée et rendue accessible. Qui plus est, un art martial est souvent empreint de philosophie asiatique, qualité qui rend son apprentissage plus riche mais aussi plus difficile.

Même si je ne connais pas ou peu tous les styles qui sont présentés dans ce livre, je leur trouve un point commun avec mon sport, le judo. Tous demandent à être pratiqués avec beaucoup de passion, de persévérance et d’abnégation. Débuter la pratique d’un sport ne suffit pas, il faut ensuite se tenir à une pratique régulière, au-delà de la souffrance physique. La maîtrise des techniques est indispensable, mais il faut également un mental d’acier pour faire la différence lors d’un combat entre deux partenaires. Et lorsque l’on parvient à se surpasser, quel bonheur !

Mais pour moi, le but restera toujours de se faire plaisir, s’amuser. Monter sur les tatamis, ou sur un ring, c’est un défi que l’on se fixe à soi-même, mais cela doit avant tout rester un jeu.

Bonne lecture à tous.

Extrait du Guide des arts martiaux et sports de combat (à découvrir rubrique ‘livres arts martiaux’)

 


Article paru sur le Taichichuan (magazine Sport Free Attitude)

Dimanche matin 8h30, la quête du croissant chaud qui trempera bientôt dans mon thé au lait m’amène à traverser les jardins du Luxembourg. Les premiers rayons de soleil jouent avec la brume matinale. L’air frais caresse mon visage à demi-réveillé. Et là, j’aperçois derrière les arbres un groupe d’éberlués qui dessinent en chœur des ronds avec leurs bras, se déplacent lentement, un pied après l’autre, en imitant leur professeur. Tout cela en silence, très simplement. Avouons-le, les contempler me communique une bonne dose de sérénité et je décide alors de m’asseoir sur un banc pour regarder cette scène de taïchichuan qui s’offre à mon esprit curieux. Passées quelques minutes, un des élèves m’invite à cette danse matinale d’un autre temps. A première vue, une paire de chaussures légères suffit, aucune tenue réglementaire, seuls quelques adeptes de cette classe nature un peu spéciale arborent une veste en soie à la dernière mode pékinoise. Je rejoins donc le groupe et copie les mouvements sur mes voisins pour une séance d’initiation : rien à faire d’autre que me concentrer sur mes  mouvements qui semblent flotter, telle la plume légère virevoltant au gré des courants d’air. Je prends conscience de mes bras, de mes jambes, de mes pieds, et je parviens même à les écouter bouger ! Même le novice le plus maladroit enchaîne les techniques gestuelles amples, les bras écartés comme pour absorber l’énergie du cosmos : une arabesque avec les jambes, on monte les bras, on les descend, on fait un demi-tour, puis un quart de tour, on remonte les bras, on dessine un grand cercle, on ferme la bouche et on respire par le ventre. L’étape suivante permet au pratiquant de prendre conscience de la position de ses mains, du regard, de sa posture. Il s’agit de repousser son adversaire, par un jeu de poussée des mains, un peu comme au sumo, mais en plus doux ; les techniques s’apparentent littéralement à de la self-défense, à une tentative de clé de bras sur votre agresseur qui vous fait face. La séance terminée, je retourne sur mon banc délaissé une demi-heure plus tôt et un sentiment d’apaisement me gagne. Je me sens relaxé et toutefois, mon esprit s’interroge : en quoi cette gymnastique chinoise consiste-t-elle ? Le taïchichuan est-il une forme de relaxation ou une vraie école de self-défense ?

Le mystère de l’origine du taïchichuan ou taijiquan (prononcez « taille-chi tchuan ») reste encore entier de nos jours. Cet art martial est associé à un ermite chinois taoïste du xiiie siècle qui copia les mouvements d’un oiseau se battant contre un serpent. Le taïchichuan fait partie des arts martiaux internes d'origine chinoises considérés comme souples, en contraste avec les arts martiaux externes réputés plus durs tels que le Kung Fu, le Karaté ou le Judo. Le taïchichuan, au même titre que l’aïkido, favorise donc davantage l’harmonie intérieure et l’équilibre corps-esprit plutôt que le combat. Tai Ji Quan: ces trois caractères signifient mot à mot : « boxe du principe suprême Yin-Yang », Tai Ji étant le nom donné au dessin en forme de gouttes noire et blanche qui s’entrelacent pour mieux évoquer le couple du yin et du yang, Quan signifiant « boxe ».
Le travail du taïchichuan comprend quatre parties principales : la position de l’arbre (l’enracinement), la relaxation (le lâcher-prise), l’étude des gestes et le travail de l’énergie. La pratique peut se faire en solo ou en groupe, à laquelle on peut ajouter le maniement des armes traditionnelles : épée, éventail, bâton,… La poussée des mains à deux permet d’appréhender les mouvements dans leur aspect énergétique et martial. Les fameux « 24 mouvements de Pékin » résument à eux seuls la majorité des gestes codifiés qui se pratiquent (idéalement) en plein air ou en salle.

Côté bienfaits sur le corps et l’esprit, les enchaînements fluides d’une séance de taïchichuan font penser à une méthode de gestion du stress ou encore à un travail sur la respiration yogi. Les résultats ne font aucun doute même après la première séance, vous vous sentez bien dans votre corps et dans votre tête. Votre pas est plus léger, et votre pensée devient plus claire. L’esthétique du taïchichuan est une des manifestations les plus évidentes du bien-être que procure sa pratique, mais il ne faut pas s’y tromper, il agit de façon bénéfique sur toute votre forme physique. De nombreux sportifs de haut niveau, boxeurs professionnels y compris, ont recours à cet art martial en complément de leur sport afin de se sentir mieux dans leur corps et leur esprit. Le taïchichuan est pratiqué depuis des siècles en Chine, et est considéré là-bas comme une technique de développement personnel et d'amélioration de la santé. La circulation et la maîtrise de l'énergie, afin d'améliorer sa santé, est une des composantes ancestrales de la médecine chinoise.

En résumé, l’objectif de cette discipline millénaire est d’harmoniser les techniques du travail énergétique avec l’efficacité des arts martiaux. Les techniques répétées avec lenteur visent une meilleure concentration, permettant la maîtrise du mouvement comme la recherche d’harmonie mentale et physique avec soi-même. En effet, la lenteur des mouvements n’est qu’apparente. Lors d’une éventuelle confrontation plus musclée, ces mêmes techniques se révéleront d’une grande efficacité. Comme le précise Pascal Plée*, expert en arts martiaux internes et externes : « au lieu d’utiliser la force musculaire pour combattre, c’est l’énergie circulant dans le corps qui est utilisée. Le principe de combat du taïchichuan est de se trouver proche de l’adversaire, de l’embarrasser, de contrôler ses initiatives et de placer une contre-attaque au bon moment : frappe, projection ou clé. »

Le taïchichuan est ouvert à toutes les classes d’âge et à toutes les morphologies. Le citadin stressé en quête d’une pratique martiale interne, tout comme l’homme ou la femme cherchant une version « autodéfense » plus musclée trouveront leur bonheur dans les différentes écoles et styles de taïchichuan.

Un dernier détail. Si un dimanche matin d’automne, vous retrouvez mon banc public de fortune dans ce parc qui m’a fait découvrir la vraie nature du taïchichuan, participez à la séance sans hésiter. Et si vous retrouvez mon croissant, offrez-le aux pigeons. Merci.
Nickos
*Pascal Plée, directeur YMAA France et de l’académie de la montagne Ste Geneviève, Paris.

     

Boxe

Kamel Lofti Chouaref
La boxe française est un sport de combat où la souplesse et la technique sont les atouts majeurs. L’intérêt pédagogique de cet art est l’apprentissage d’un sport de combat où les maîtres mots sont la discipline, le respect. Lorsque vous transpirez dans une salle de sport, vous n’avez aucune envie de vous battre en sortant de la salle, bien au contraire. La boxe française savate permet de canaliser le trop plein d’énergie.

Le kick boxing et le full contact sont assez similaires d’un point de vue technique. L’intérêt de pratiquer l’une ou l’autre est, d’un point de vue pédagogique, d’acquérir la combativité, la discipline, la ponctualité et le respect d’autrui.

Kamel Lofti Chouaref
Champion du monde de boxe française, de kick boxing et de full contact

Extrait du "Guide des arts martiaux et des Sports de Combat"

Khaled Hebieb
La boxe thaï est un sport de combat que l’on peut pratiquer soit comme un loisir, soit à haut niveau. C’est un sport complet, qui nécessite des qualités physiques et techniques importantes, et un mental à toute épreuve. Il faut fournir des efforts et aller au bout de soi-même. En fait, ce sport nécessite une hygiène de vie (physique, alimentaire, santé) qui apporte énormément dans sa vie de tous les jours. On acquiert un esprit de compétitivité, de rigueur, un respect des autres et une grande sérénité. J’ai pu grâce à ce sport boxer sur tous les rings du monde et faire de magnifiques découvertes sur le plan humain.

Khaled Hebieb
Double champion du monde de boxe thaïlandaise
Champion du monde de kick-boxing

Extrait du "Guide des arts martiaux et des Sports de Combat"

Jean-Marc Mormeck
Après avoir pratiqué un sport collectif qui n’a pas répondu à mes attentes, mon choix s’est porté sur le Noble Art qui a su capter mon attention à tel point que je fréquente les salles depuis 10 ans, dont 8 avec sérieux et assiduité.

La boxe qui est un sport individuel m’a pourtant appris le respect des autres, la persévérance et la discipline pour atteindre les objectifs fixés. Elle m’a apporté de la joie, mais surtout, elle m’a appris que ça valait la peine de se battre pour atteindre son idéal.



Jean-Marc Mormeck
Champion du monde WBA

Extrait du "Guide des arts martiaux et des Sports de Combat"

Iaïdo

Jean-Jacques Sauvage
«L’homme seul sur la surface de combat qui livre une lutte imaginaire mais codifiée contre un adversaire virtuel, fascine car à travers ses gestes, à travers son immobilité même, avant, pendant ou après le coup mortel, souffle l’esprit du budo véritable.

Tout y est pur, l’expression n’est convaincante que dans la mesure où ce qu’elle dévoile touche à ce qu’il y a de plus profond, de plus juste dans l’homme. Le iaïdo nous invite à ressentir l’émotion propre à l’aventure… même si l’on n’en sait guère plus sur ce qui nous séduit dans l’insaisissable ; on en apprend davantage sur l’énigme du moi. »

Jean-Jacques Sauvage
Responsable de la commission Iaïdo au sein
de la Fédération française de judo et disciplines associées.

Extrait du "Guide des arts martiaux et des Sports de Combat"

Judo

Marie-Claire Restoux-Gasset
« Le judo, sport pour tous par excellence, vous fait découvrir à travers sa pratique, des valeurs essentielles comme la politesse, le courage, le respect, le goût de l’effort, l’amitié… Après plus de 20 ans de judo, je sais combien le plaisir dans la pratique et le respect des autres sont deux choses primordiales pour progresser et repousser sans cesse ses propres limites. Le judo constitue une formidable source d’échanges techniques et humains vers la recherche de notre équilibre personnel. Soyez enthousiaste et généreux dans votre pratique ! »

Marie-Claire Restoux-Gasset
Championne olympique, double championne du monde

Extrait du "Guide des arts martiaux et des Sports de Combat"

Ju jitsu

Lionel Hugonnier
« Définir la discipline du judo-jujitsu à un non-initié n’est pas chose facile. En effet, je pense qu’à l’inverse de beaucoup de sports, on met un certain temps à comprendre et réaliser ce que cet art martial apporte comme codes et éthique propres à sa pratique. Au bout de quelques années, on ne fait plus seulement du judo-jujitsu, on devient judoka, c’est-à-dire que notre personnalité toute entière est modulée par cette nouvelle confiance en soi, ce code moral et ce respect qui caractérisent notre discipline. Plus qu’un sport, cela devient réellement un art de vivre et ce, pour toute notre existence.»

Lionel Hugonnier
Double champion du monde, champion d’Europe
jujitsu « Fighting system » (FFJDA)

Extrait du "Guide des arts martiaux et des Sports de Combat"

Ngô Thi Minh Minh
« Le jujitsu est un art martial japonais très ancien, pratiqué jadis par les samouraïs pour se former à l’art du combat à mains nues. C’est une méthode de self-défense très efficace que nous redécouvrons ces dernières années. Ce fut pour moi, une véritable révélation… un art associant à la fois l’expression technique et le combat.
Bien plus qu’une simple méthode de défense, le jujitsu constitue en effet, un art martial très complet muni d’une gamme de techniques variées : atemi (frappes), projections, clés. Sa pratique apporte concentration, rigueur et détermination : autant de qualités qui vous aideront dans votre vie de tous les jours ! »

Ngô Thi Minh Minh
Vice-championne du monde, double championne d’Europe
jujitsu « Duo system » (FFJDA)

Extrait du "Guide des arts martiaux et des Sports de Combat"

Karate

Alexandre Biamonti
Le karaté est un art de vivre. En le pratiquant, on apprend les règles de vie de notre société : le respect de soi, le respect de l’autre, le respect du lieu, l’acceptation des règles.
Le karaté est également la recherche de la perfection. Et comme la perfection est inaccessible, on ne cesse jamais d’apprendre et de progresser.

Alexandre Biamonti
Champion du monde individuel, triple champion du monde par équipe, vainqueur de la Coupe du monde, neuf fois champion d’Europe.

Extrait du "Guide des arts martiaux et des Sports de Combat"

Kung fu et taichi

Sifu Didier Beddar
Le Wing Chun est un style de kung-fu défini et reconnu comme « la science des poings ». Son développement logique et pragmatique donne au pratiquant la capacité de s’adapter à son adversaire. Quelles que soient l’application et la technique employées, ce style enseigne comment parvenir à son objectif sans pour autant utiliser la force, tout comme l’eau pénètre n’importe quelle ouverture sans jamais être saisie.

Le Wing Chun est l’un des rares styles à conserver tous les principes essentiels de l’art du combat. Basé sur le yin-yang (interne-externe), sa méthode d’enseignement offre aux pratiquants d’arts martiaux les éléments essentiels pour une meilleure compréhension des arts de combat, tout comme Bruce Lee l’a démontré dans le jeet kune do, style élaboré à partir du Wing Chun.


Sifu Didier Beddar

Extrait du "Guide des arts martiaux et des Sports de Combat"

Pascal Plée
Les arts martiaux se divisent en deux catégories, les arts externes et les arts internes. Le taijiquan appartient à la seconde. Au lieu d’utiliser la force musculaire pour combattre, c’est l’énergie circulant dans le corps qui est utilisée. Ce principe de base nécessite une manière particulière d’exécuter les techniques et une très grande sophistication de celles-ci. On utilise notamment les « arcs » naturels du corps tels que les jambes, le dos, les épaules et les bras de telle sorte que le mouvement exécuté est renforcé tout en améliorant sa vitesse d’exécution. Plus l’énergie est abondante dans le corps et plus l’efficacité de la technique devient importante. Des exercices spécifiques de qigong permettent de la développer dans ce but. Elle est ensuite concentrée par la pensée et guidée dans le mouvement.
Le principe de combat du taijiquan est de se trouver proche de l’adversaire, de l’embarrasser, de contrôler ses initiatives et de placer une contre-attaque au bon moment (frappe, projection ou clé). C’est par des exercices de tuishou, appelés « poussées de mains » ou « mains collantes » que les notions essentielles telles que la distance, les angles, la perception des initiatives de l’adversaire et les appuis au sol sont développées. La pratique du taijiquan, à travers l’exercice physique, la recherche de la décontraction, le développement de l’énergie et la concentration, apporte santé et longévité. Les tensions disparaissent et l’énergie se rééquilibre dans le corps. La finesse des techniques martiales rend la discipline passionnante. Je pratique les arts martiaux depuis l’âge de 5 ans (judo, karaté, kendo, kung-fu) et la notion d’énergie interne a été une véritable révélation pour ma pratique et mon évolution personnelle.



Pascal Plée, 6 e dan de karaté,
Président YMAA France.

Extrait du "Guide des arts martiaux et des Sports de Combat"

Kyudo

Taïkan Jyoji
« Le kyudo vient en tête dans la hiérarchie des arts martiaux. On l’appelle également au Japon « zen debout » (ritzou zen) ou zen en mouvement. Cela tient au fait que le kyudo offre des possibilités d’intériorisation et d’introspection semblable à la méditation zen, dans un lent processus d’exécution des gestes.

Le kyudo se décompose en « déplacements de base » et « phases de tirs ». Chaque geste, depuis le salut d’entrée dans le dojo jusqu’au salut de sortie, se fait en restant dans une concentration optimale où la synchronisation des respirations avec la gestuelle est omniprésente.

Pendant les phases de tirs, au nombre de huit, l’archer tend à s’identifier avec l’arc, la flèche, la cible. Au moment où il décoche, aucune intention d’atteindre la cible ne doit être présente. L’archer libère quelque chose, la flèche part droit devant elle et choisit sa trajectoire. Si elle est dans la cible, c’est bien ; si elle n’est pas dans la cible, c’est bien également. En conclusion, les phases du tir s’exécutent en étant « Un » avec ce que l’on fait au moment où on le fait.»


Taïkan Jyoji

Extrait du "Guide des arts martiaux et des Sports de Combat"

Taekwondo

Pascal Gentil
J’aime beaucoup le taekwondo car il m’a permis de prendre confiance, d’évoluer et de m’assouplir. Pour moi, plus qu’un sport de combat, plus qu’un art de vivre, c’est avant tout une passion, une hygiène de vie irréprochable, pas d’alcool, pas de cigarette… Le taekwondo est très bon, il est ludique et très cool…
Amitiés sincères.



Pascal Gentil
Double médaillé de bronze aux Jeuxolympiques 2000, 2004
Vainqueur de la Coupe du monde, champion d’Europe

Extrait du "Guide des arts martiaux et des Sports de Combat"

Yoseikan budo

Hiroo Mochizuki
« Le sport est, à mon sens, un vecteur privilégié de l’épanouissement de l’individu, quels que soient son origine sociale, son âge, son sexe. Il doit permettre à chacun de trouver un équilibre corporel et psychique et favoriser son intégration dans une société en constante mutation. Mon expérience professionnelle m’a amené à constater le potentiel que constituent les arts martiaux quant à favoriser le développement des facultés d’adaptation et de la créativité, qualités qui me semblent essentielles dans le contexte de notre société.

Ma réflexion m’a donc amené à concevoir dans cet esprit un sport et une forme de compétition spécifique, dont l’intérêt majeur est de développer chez le pratiquant des qualités corporelles et des dispositions mentales positives tout en préservant son intégrité physique. Outre le développement du potentiel physique et de qualités telles que vitesse, puissance, résistance, équilibre, notre système de compétition met en exergue spontanéité, créativité, contrôle de soi, toutes vertus également précieuses dans la vie de tous les jours, lorsque l’individu doit faire face à des situations difficiles.

Considérant que le sport a un rôle déterminant à jouer dans l’Education, j’ai souhaité contribuer - grâce au Yoseikan Budo - à lui donner ses lettres de noblesse en popularisant une forme d’activité sportive qui serve d’outil d’intégration individuelle. »

Hiroo Mochizuki.

Extrait du "Guide des arts martiaux et des Sports de Combat"

VOS GARANTIES
Livraison 24/48h*
Paiement Sécurisé


*selon disponibilité
Mon panier
Rechercher
 Rechercher sur culrure combat
Nous contacter
La société
 C.G.V.
Sites favoris
Interviews VIP
Dictionnaire
Ajouter aux favoris
Conseiller à un ami
Inscription news
 
 Plan du Site   -  Mentions Lgales   -  DVD Bruce Lee    -  DVD Le Banner    -  Livres Bruce Lee  
  DVD Aïkido   -   DVD TaichiChuan   -  DVD Capoeira -  DVD Boxe -  DVD Karate -  DVD Judo -  DVD Krav Maga -  Coffrets DVD Vidéo